Prêle

 

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Equisetum arvense, prêle des champs

Plante datant de l’ère primaire (600 millions d’années avant notre ère) , la prêle est une plante herbacée de 30 à 60 cm de haut, dépourvue de fleurs et de graines.

Les tiges issues d’un rhizome souterrain sont de deux sortes :

–         En mars-avril, des tiges fertiles de 20 cm, rougeâtres, qui portent des petites feuilles triangulaires soudées et terminées par un épi dans lequel on trouve des spores reproductrices.

–         Puis en mai-juin, des tiges stériles, hautes, de couleur vert pâle, cannelées et creuses, divisées en segments. On les appelle également queue de rat ou queue de cheval.

La prêle pousse dans les endroits humides, ruisseaux, talus, chemins.

Les parties aériennes stériles sont utilisées en médecine.

Principes actifs

La prêle est d’une grande richesse minérale.

–         De la silice, dont des silicates hydrosolubles (5 à 10%)

–         Des flavonoïdes, des poly phénols, des tanins.

–         Du potassium, calcium, fer, manganèse, magnésium, soufre, sodium.

Propriétés

Sa haute teneur en silicium, élément essentiel du tissu conjonctif, constituant de la peau, des os, du cartilage articulaire, des tendons, ligaments, explique ses propriétés thérapeutiques.

Elle est indispensable à la synthèse du collagène, des protéoglycanes, intervient dans tous les stades de la minéralisation osseuse.

Le silicium joue un rôle important dans la synthèse et la structure des parois vasculaires, de la constitution et l’élasticité de la peau.

La prêle à une action astringente, cicatrisante et hémostatique.

Grace aux flavonoïdes, elle est diurétique.

Enfin  elle à une action anti-inflammatoire et antalgique.

Indications thérapeutiques

Elle à de multiples indications :

–         Ostéoporose.

–         Consolidations de fracture, entorse, contusion.

–         Troubles de la croissance du cartilage : épiphysites, maladie de Sheuerman, maladie d’Osgood-Schlatter, douleurs de croissance des adolescents.

–         Arthrose.

–         Troubles trophiques cutanés et du tissu conjonctif : vergetures, chéloïdes, escarres, brulures, ulcères variqueux, varices, varicosités.

–         Inflammations et infections des voies urinaires : cystalgies, calculs rénaux, goutte.

–         Ongles et cheveux cassants.

Comment le prendre ?

En décoction des parties aériennes, en Teinture mère, en EPS (Extrait de plantes Standardisées), en poudre de plante, en gélules de plante séchée.

Précautions d’emploi

Pas de toxicité, pas d’effet secondaire (en dehors d’un effet diurétique), pas de contre-indication.

Ne pas confondre la prêle des champs avec la prêle des marais (Equisetum palustre) qui renferme des alcaloïdes toxiques.

 

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