La phyto-aromathérapie, médecine de l’avenir ?

Le phytothérapeute sera-t-il le  médecin du XXI ° siècle ?

Ce n’est pas impossible , car l’impasse thérapeutique face aux maladies infectieuses vers laquelle se dirige à marche forcée la médecine allopathique fait froid dans le dos

La découverte des premiers antibiotiques, au milieu du siècle dernier , suivi des succès que l’on connait sur les bactéries responsables de la plupart des grands fléaux ( tuberculose ,diphtérie, typhus ) semblait sonner le glas des pathologies infectieuses

Mais pourtant , l’avenir s’annonce radieux pour les bactéries

L’utilisation massive et sans discernement des antibiotiques chez l’homme, mais aussi chez l’animal a créé des résistances dramatiques dont les effets commencent à se faire sentir

Les maladies nosocomiales, c’est-à-dire les infections contactées à l’hôpital, après une chirurgie ou même  un acte banal  de soins , sont devenues un problème majeur de santé publique. Le risque d’avoir une infection nosocomiale à l’hôpital varie de 7%  à 30% ( dans certains services comme la réanimation ! )

Entre 800 000  et  1 million de personnes sont touchés par an en France

Les seuls hôpitaux parlent de  4000 morts par an, mais en fait ,tous actes médicaux confondus, les chiffres des décès tournent autour de 10 à 12 000 morts par an, 3 fois plus que par les accidents de la route.

Les raisons sont connues :

– en premier lieu, la résistance bactérienne aux antibiotiques, résultat de l’utilisation à tors et a travers d’antibiotiques prescrits sans discernement  pour n’importe quelle infection , peut atteindre des niveaux dramatiques : certains staphylocoques ou pyocyaniques résistent à tous les antibiotiques connus

On sait que 80% des bronchites sont virales par exemple, sans parler des rhinopharyngites , et n’ont pas besoin d’antibiothérapie

-Mais, on en parle moins, une des raisons majeures de cette résistance est l’utilisation massive de ces molécules en alimentation animale dans les élevages intensifs,  et ce de manière préventive, avant même toute infection, car, la promiscuité des animaux est telle qu’ils sont devenus extrêmement fragiles

De plus, les antibiotiques sont considérés comme ‘ promoteur de croissance ‘ pour booster la prise de poids ; on estime que l’alimentation animale utilise 100 fois plus d’antibiotiques que en médecine humaine !

Toutes ces molécules se retrouvent dans notre assiette et dans nos intestins, et l’on sait maintenant que le mécanisme d’acquisition de la résistance aux antibiotiques passent par les bactéries du biotope intestinal

Les bactéries résistantes ne sont pas plus pathogènes, elles sont devenues beaucoup plus difficiles à éradiquer

D’autant  qu’un élément vient compliquer le problème ;  le désengagement total des laboratoires pharmaceutiques dans la recherche de nouvelles molécules

Peu de gens savent que le dernier antibiotique ,ou plutôt la dernière famille d’antibiotique à été mis sur le marché  il y a plus de 15 ans !

Depuis, tous les laboratoires ont arrêté la recherche de nouvelles molécules

Les raisons à cela :

d’une part les bactéries deviennent résistantes très rapidement, et l’antibiotique ne marche plus au bout de quelques années

et d’autre part, au bout de 10 ans, la molécule tombe dans le domaine public, d’où chute de la rentabilité . La mise au point d’un nouvel antibiotique n’est absolument pas rentable pour l’industrie pharmaceutique, dont la finalité est de gagner de l’argent, pas de sauver l’humanité souffrante, ne l’oublions pas !

les laboratoires préfèrent investir dans les maladies dites  ’ de civilisation ‘ , diabète, obésité, cancers, qui ont une rentabilité maximum, et qui pour certains ne peuvent être génériquables ( comme les vaccins ) et l’on nous  annonce une avalanche de vaccins dans les prochaines années ….

Devant cette impasse thérapeutique, les médecins sont obligés d’utiliser de vieux antibiotiques qui avaient été abandonnés en raison de leurs toxicité …

Par exemple, afin de traiter les tuberculoses qui sont devenues multi résistantes, 3 voire 4 antibiotiques sont utilisés en même temps, avec des effets secondaires parfois redoutables

Mais ii y a encore des raisons d’espérer :

la pathologie infectieuse est une des indications majeures de l’aromathérapie, et la phytothérapie se révèle indispensable pour traiter le terrain

Car le terrain est le grand oublié par la médecine pharmacologique, trop sûre d’elle et de la puissance de ses traitements

La santé de l’homme s’articule autour de trois grands systèmes régulateurs :

Le système hormonal, le système neuro-végétatif et le système immunitaire

Ces systèmes sont étroitement interconnectés , et si l’un est perturbé, les deux autres se déséquilibreront. Ce trépied homéostasique est le gérant de la santé ,

Il assure la maintenance de l’organisme, le contrôle des fonctions de défense, la réparation lors des agressions, la remise en ordre , la restructuration totale

ainsi que la préservation de l’intégrité de l’individu             

Or, l’antibiothérapie n’a qu’un but et qu’un effet : détruire le germe

Elle ne favorise en rien la mise en place des processus de guérison, mais a le plus à souvent des impacts négatifs, en détruisant une grande partie de la flore intestinale, tellement importante dans notre homéostasie immunitaire

La phyto-aromathérapie est une alternative non seulement efficace, peu chère et surtout personnalisée ( elle peut s’associer de plus à l’allopathie dans les cas sévères )

Le traitement du terrain, associé au traitement de l’infection elle-même , amplifie l’effet de la thérapeutique, traite les phénomènes inflammatoires et congestifs, stimule l’immunité et module les conditions hormonales et neuro-végétatives souvent perturbées et qui peuvent faire le lit des infections récidivantes

Par exemple l’ Echinacée, Echinacea purpurea, , plante à la composition complexe,

à un effet infectieux grâce à ses composés phénols

un effet d’activation des macrophages par les alkylamides

– et une action stimulant les immunoglobulines par les polysaccharides , le tout agissant en synergie

Quel médicament allopathique peut avoir ces effets ?

De très nombreuses plantes ont un effet immunomodulateur ou immunostimulant, comme le Cassis ( Ribes nigrum), l’ Eglantier ( Rosa canina),l’ Eleuthérocoque, les champignons comme le Shiitake, le Reishi, etc..

Les huiles essentielles sont des mélanges extrêmement complexes de molécules, jusqu’a plusieurs centaines, et leurs propriétés ne dépend pas que de leurs molécules majoritaires, mais surtout de leur association ( la notion de Totum )

En pathologie infectieuse, l’ aromathérapie est reine : la Cannelle, le Giroflier, l’Origan, le Thym pour ne citer que les huiles essentielle les plus puissantes ,sont irremplaçables  dans leur activité antibactérienne, antivirale, antiparasitaire, antifongique , et surtout ne créent  pas de résistance car leur mode d’action est multiple, contrairement à l’antibiotique constitué d’une molécule unique , avec un effet spécifique . Il est aisé pour le germe de synthétiser une molécule ou une enzyme pour rendre  cette molécule inactive

Les huiles essentielles ont une toxicité directe sur les germes, et donc des effets bactériostatique, bactéricide et bactériolytique

Mais à cela s’ajoute des propriétés immunomodulatrices, anti-inflammatoires, thermorégulatrices, mucolytiques, expectorantes, antiallergiques, antalgiques, antispasmodiques, de régulation du système neuro-végétatif et du système endocrinien, et donc une modification du terrain

Dans la lutte contre les micro-organismes pathogènes, les huiles essentielles peuvent s’avérer utile en toutes circonstances, des cas les plus simples au plus graves

Et que dire des virus, sur lesquels la médecine classique est quasiment  inopérante, en dehors du virus du sida et de l’hépatite C, mais au pris d’effets secondaires parfois dévastateurs

Tant que la médecine ne considérera les maladies infectieuses que comme la rencontre malheureuse d’un individu avec un germe pathogène, et n’aura que comme but de détruire à tout prix le microbe, les gens qui ignorent ou refusent la phyto-aromathérapie ont du souci à se faire ….

Références bibliographiques :

–         Traité pratique de Phytothérapie  JM Morel

–         Traité de Phytothérapie clinique  C. Duraffourd  J.C Lapraz

–         La phytothérapie entre science et tradition P.Depoërs , F. Ledoux, P.Meurin

–         L’aromathérapie exactement   P.Franchomme, R.Jollois, D.Penoël

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