Algodystrophie et Phytothérapie

L’algoneurodystrophie ou algodystrophie est une affection décourageante pour la médecine, et surtout pour le patient atteint , car, officiellement de ‘cause inconnue’, et donc sans traitement spécifique

C’est un syndrome associant des douleurs articulaires, des troubles vasomoteurs et une déminéralisation localisée, survenant le plus souvent après un traumatisme, souvent banal

Comme il est dit sur le site de Wikipedia, le syndrome algodystrophique est un diagnostic d’élimination. Les signes cliniques et les résultats des examens complémentaires ne sont pas spécifiques. Seul un faisceau d’arguments et l’élimination des diagnostics différentiels permet d’aboutir au diagnostic.

Tout est dit : un diagnostic par défaut, une maladie qui guérit souvent toute seule ou pas ( au bout de nombreux mois, voire des années ) , une origine neuro-végétative souvent évoquée, la médecine moderne classe ces malades dans la catégorie ‘psychosomatique’, ne proposant que des antidépresseurs et des anxiolytiques en espérant que cela se tasse avec le temps

Le système neuro-végétatif est effectivement au cœur du problème, mais pas tout seul, car il est en étroite relation avec le système endocrinien et le système immunitaire . Or, la médecine n’ayant quasiment aucun médicament pour réguler le système neurovégétatif, très peu pour agir sur le systéme endocrinien ( et certainement pas pour le réguler ), ce type de pathologie dérange car les possibilités d’intervention sont quasi nulles

Et comme souvent, quand les médecins ne savent pas, on met dans la case ‘Maladie orpheline ‘ , ou ‘ psycho quelque chose ‘ , comme la spasmophilie en son temps, ou la fibromyalgie

La phytothérapie, par sa richesse et son extraordinaire palette , possède un foule de plantes efficaces sur les symptômes, et qui surtout peuvent être  régulatrices de ces systèmes complexes

Mais ce n’est pas tout d’avoir les outils, encore faut-il savoir quels sont les dérèglements qui sont derrière cette pathologie

L’approche endobiogènique, crée par C. Durraffourd et JC Lapraz,, se propose d’apporter une réponse . Elle considère que le médecin ne doit pas se borner à traiter la seule maladie, mais qu’il doit prendre en compte le malade en lui-même et face à celle-ci

En effet, la maladie n’est pas simplement un accident «  déclenché par un seul facteur X » , c’est aussi – et d’abord – un signal indiquant que «  quelque chose » s’est déréglé dans l’organisme du malade

Elle ne constitue de ce fait que l’expression finale de différents dérèglements physiologiques propres à l’individu

L’algodystrophie en est l’exemple parfait .

Il suffit de naviguer un peu sur les forums internet pour voir dans quel désarroi sont les patients atteints de ce syndrome , la médecine n’ayant à proposer pour certains qu’un classement COTOREP pour handicap !

Les signes cliniques

L’algodystrophie est donc un syndrome pathologique des membres associant des douleurs, des œdèmes , des troubles vasomoteurs, puis trophiques, ainsi qu’un enraidissement articulaire

Il est décrit une phase initiale chaude, avec inflammation et troubles vasomoteurs, puis une phase froide, avec fibrose et sclérose, et enraidissement articulaire

Dans un deuxième temps, quelque semaines voire 1 à 2 mois après, apparaissent à la radiographie une déminéralisation locale et à la scintigraphie ( elle plus précoce ) une hyperfixation        

L’algodystrophie peut toucher les deux membres :

–          donnant  au niveau du membre supérieur le syndrome épaule-main, ainsi que la capsulite qui bloque l’épaule, par  rétraction  capsuloligamentaires

–         et au niveau du membre inferieur, elle peut toucher le pied, le genou et la hanche

Les facteurs déclenchant sont surtout les traumatismes, fractures, entorses, interventions chirurgicales, etc..

Mais surtout il n’y a aucun parallélisme entre l’intensité du traumatisme et celle de l’algodystrophie

Les autres causes sont plus rares ( médicamenteuses, neurologiques, infarctus )

Les examens biologiques sont normaux, ce qui est toujours déroutant pour les médecins

L’évolution est généralement favorable en 6 à 24 mois, mais dans 10% des cas

des séquelles importantes peuvent persister

Mécanismes physiologiques

Selon la médecine classique,,les mécanismes de l’algodystrophie sont méconnus.

Le traumatisme déclenche des stimuli nociceptifs locaux , entrainant un dérèglement régional du système nerveux végétatif qui expliquerait la vasoconstriction pré-capillaire et la vasodilatation post-capillaire (œdème et hyperhémie), l’hypoxie ( manque d’oxygène ) entrainant ensuite la destruction osseuse locale

Nous sommes donc au cœur du mécanisme initial : une hyper activité du système alpha sympathique qui entraine une vasoconstriction locale, avec une stase circulatoire, et une congestion qui abouti à une ischémie

L’hypoxie et l’acidose locale constitue un stimulus nociceptif qui entretient l’hyper réactivité du sympathique : le système fonctionne en boucle    

L’existence initiale de congestion locale, pelvienne, insuffisance veineuse, vient de plus perturber la circulation locorégionale

Il se produit un hyper catabolisme qui entretient le résorption osseuse

Et derrière tout cela, l’équilibre métabolique général de l’organisme qui amplifie le déséquilibre local, témoin d’un système endocrinien qui n’est pas capable d’assurer la régulation

Traitement

Le traitement médical classique est essentiellement symptomatique :

–         Antalgiques, anti-inflammatoires

–         Calcitonine,  vasodilatatrice et bloquant la résorption osseuse, en fait peu efficace et pas très bien tolérée ( de plus n’a plus d’ AMM dans cette indication )

–         Anxiolytiques, antidépresseurs, car c’est dans la tête que cela se passe !

–         Béta bloquants, anti épileptiques ( Lyrica, Neurontin )

–         Infiltrations de corticoïdes

Ce traitement est peu efficace car il n’a aucun effet sur les mécanismes physiopathologiques en cause, et cette prise en charge est en grande partie responsable de la durée de cette affection, le malade guérissant quasiment tout seul, quand il guérit …

Et c’est là tout l’intérêt de la phytothérapie et de l’approche endobiogènique , car il est possible d’agir à de nombreux niveaux :

? Au niveau local

–          il existe de nombreuses plantes de régulation neurovégétative alpha sympathique : La lavande, le mélilot,….

–         Des plantes anti-inflammatoires et des huiles essentielles antalgiques et décongestionnantes : lavande, cyprès, romarin, gaulthérie, l’argile

? Des plantes de drainage, pour lutter contre la congestion : Le petit houx,

Le marron d’inde, la vigne rouge , La reine des près, etc.

? des plantes anti-œdémateuses, comme l’extrait d’ananas

? Des plantes reminéralisantes : la prèle, l’ortie

? Et surtout, en fonction du terrain, des plantes à action endocriniennes

qui régularisent la thyroïde, la surrénale, et tout l’équilibre neuroendocrinien

? et ne pas oublier la prise en charge nutritionnelle, avec l’équilibre oméga 3/oméga 6, si important dans la l’inflammation

Le tout associé à une prise en charge avec des techniques d’ostéopathie, de kinésithérapie, de physiothérapie, de mésothérapie ( très intéressant )

Il n’est pas possible de détailler la prise en charge, car elle est individuelle et doit s’adapter à la clinique et au terrain du patient, cette notion inconnue dans la médecine moderne, mais qui prend tout son sens dans ces pathologies et qui doit absolument être pris en compte

Bien sur, plus on intervient tôt ,plus le retour à l état antérieur est rapide, mais même dans les formes plus anciennes la prise en charge endobiogènique est bénéfique

Lien :

http://www.phyto2000.org/

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