Ne touchez pas à ma thyroïde !

Je suis chaque jour un peu plus scandalisé  devant l’attitude des endocrinologues et des chirurgiens qui mutilent un nombre sans cesse croissant de femmes en leur enlevant leur thyroïde !

Devant le moindre nodule ou kyste thyroïdien qui grossit , sans se poser d’autres questions, et la plupart du temps en dehors de tout signe clinique de dysfonction thyroïdienne,  leur attitude est simple : on enlève la thyroïde, on vous met sous Levothyrox, et tout ira mieux ! Et c’est là que pour la patiente,  les problèmes commencent ….

En quelques jours, car dès fois les femmes passent du cabinet de l’endocrinologue à la salle d’opération sans avoir le temps de réfléchir et de réaliser ce qui leur arrive , elles basculent dans une vie sans thyroïde , avec pour seule béquille un médicament chimique dont elles seront dépendantes toute leur vie  et qui, de surcroît , est un médicament très imparfait dans son mode d’action comme nous le verrons.

Mon but n’est pas de faire une étude exhaustive sur la thyroïde et ses dysfonctions , mais d’essayer de comprendre pourquoi la médecine moderne en est arrivé là.

□  En dehors de raisons , hélas, bassement commerciales ( un chirurgien opère, et doit opérer pour subsister et faire tourner son service ) , pourquoi des médecins , en dehors d’un risque vital pour lequel la décision chirurgicale ne se discute pas, n’hésitent pas à mutiler une femme jeune ? ( car il s’agit la plupart du temps de femmes entre 30 et 50 ans ).

Car ils n’arrivent pas à maîtriser un problème qui les dépassent,  le plus souvent par méconnaissance des mécanismes biologiques qui sous tendent  ces pathologies de la thyroïde.

En effet la médecine moderne est une médecine qui morcelle le corps, chaque spécialiste s’occupant de son organe, qui évolue par lui-même, quasi indépendamment du reste de l’organisme , sans interrelation avec les autres organes . Et en endocrinologie, c’est encore pire, chaque glande étant vue individuellement , sans établir de relation avec les autres glandes .

Mais  le système endocrinien est un tout, et chaque glande endocrine  fonctionne forcement en interrelation avec les autres glandes , tous les éléments sont dépendants, reliés les uns aux autres.

Pour l’endocrinologie , l’examen de référence du fonctionnement thyroïdien  est la TSH ( Thyreo-Stimuline-Hormone ) , hormone hypophysaire qui contrôle la fonctionnalité de la thyroïde en lui faisant fabriquer les deux principales hormones, la T4 et la T3

Trois possibilités pour la plupart des médecins :

–          soit la TSH est dans les normes du laboratoire , est tout va bien , la thyroïde fonctionne normalement.

–          Si la TSH est augmentée, c’est une hypothyroïdie, et il faut donc substituer avec du Levothyrox ( T4 ).

–          Si la TSH est abaissée, c’est une hyperthyroïdie, et il faut freiner le fonctionnement de la glande avec des antithyroïdiens.

Mais la TSH seule est un mauvais marqueur, car sa sécrétion est soumise à des variations importantes au cours d’une journée, ainsi que des variations saisonnières

Se baser sur ce seul examen pour apprécier la fonction thyroïdienne est très largement insuffisant

La médecine moderne ne soignant plus que des examens biologiques ou des imageries, les signes cliniques du patient ne sont plus pris en compte dans la plupart des cas.

L’exemple caricatural est le goitre, cette augmentation de volume de la thyroïde liée à une insuffisance en iode, déficit alimentaire très répandu . Même  devant des goitres spectaculaires,  si la TSH est normale, l’on considère que la thyroïde est en euthyroidie, c’est-à-dire qu’elle fonctionne normalement !

L’augmentation de volume de la thyroïde est tout simplement due au fait que la glande augmente le nombre de ses cellules, pour fournir tant bien que mal un taux suffisant d’hormones thyroïdiennes, dont l’iode est  un des éléments de base . Comment dire que la thyroïde fonctionne normalement ! Quel est l’endocrinologue qui prescrit une supplémentation en iode à une patiente porteuse d’un goitre ? aucun . Et dans ma pratique, 90%  des personnes ayant une dysfonction thyroïdienne sont en insuffisance d’iode ( cela se mesure dans les urines ).

C’est de toute manière , ce n’est pas un problème : quand la thyroïde s’épuisera , le Levothyrox est là !

Il faut replacer maintenant le rôle de la thyroïde dans le fonctionnement de l’organisme :

elle contrôle notre niveau énergétique, c’est le thermostat de notre organisme, permettant d‘adapter en permanence notre métabolisme , au chaud, au froid, aux saisons.

Elle contrôle le métabolisme des lipides, du cholestérol , des glucides , des protéines.

C’est aussi une glande de construction , les hormones thyroïdiennes ont un impact très important sur les os, le développement du cerveau , du système immunitaire

C’est aussi une glande endocrine qui à un impact important sur notre émotionnel

Mais le système endocrinien est un système complexe ; il existe des interrelations de chaque glande avec les autres, par des systèmes de feed-back.

Isoler la thyroïde du fonctionnement global de l’organisme est une erreur fondamentale. Une thyroïde qui dysfonctionne ne le fait pas toute seule !

Si des kystes, des nodules apparaissent, ce n’est pas sans raison . Il faut essayer de comprendre le déséquilibre de l’organisme qui à rendu possible le développement de ces nodules.

Se limiter à les supprimer ou à enlever la thyroïde , sans changer le terrain sur lesquels ils se sont développés ne va conduire qu’ à des résultats temporaires et palliatifs.

–          Un déficit en iode est le plus souvent le facteur premier du dysfonctionnement thyroïdien.

–          A cela s’ajoute une hyperstimulation de la thyroïde, du fait d’une demande accrue d’énergie de la part des autres systèmes endocriniens, et en particulier l’axe de nos hormones sexuelles, l’axe gonadique.

Les oestrogénes en particulier stimulent le fonctionnement thyroïdien.

Et dans le temps, cette thyroïde hyper stimulée va s’épuiser.

Il faut donc rechercher de ce coté pour réguler une thyroïde :

–          Le stress, par une hyperstimulation du système Beta sympathique stimule également la thyroïde.

L’approche endobiogènique ( voir les articles sur ce blog ) permet d’appréhender les facteurs endocriniens et  neuro-végétatifs qui sont les inducteurs de ces perturbations de la thyroïde.

Mais c’est tellement plus simple et rapide d’enlever l’organe malade et de substituer par une pilule que d’essayer de comprendre les déséquilibres en jeu.

Cela préfigure t-il la médecine de demain ? on enlève tout ce qui gène…

□ Pourquoi la plupart des femmes sous levothyrox ne se sentent pas bien ?

Malgré les dénégations de leur endocrinologues, elles sentent bien que quelque chose ne va pas : Elles sont fatigués, prennent du poids, perdent leurs cheveux, sont constipées , ont toujours froid, ou ne tolèrent pas la chaleur en été, dorment mal ….

En effet, elles présentent tous les symptômes de l’hypothyroïdie.

Le Levothyrox ( L-thyroxine )  est en effet de la T4, c’est-à-dire une pro-hormone qui à très peu d’effets hormonaux . Elle doit être transformée au niveau des tissus cibles en T3 qui est la seule hormone active.

Les médecins partent du principe que tout les monde est capable de transformer la T4 en T3 , ce qui est loin d’être le cas.

Cette transformation nécessite de nombreux cofacteurs, comme le cuivre, le zinc, le sélénium, le magnésium, qui permettent aux enzymes impliquées de fonctionner correctement.

La TSH se régule en feed-back avec le taux de T4 . Les médecins ne prenant en compte que la TSH,  la modification du dosage de levothyrox ne traite que la TSH, la clinique des patientes étant le plus souvent ignorée.

Beaucoup de femmes sous levothyrox ( il y a en effet une majorité de femmes ) sont donc en fait en hypothyroïdie.

Il faut donc :

soit prescrire de la T4 associée à de la T3 ( Euthyral ) mais bizarrement les endocrinologues ne jurent que par le Levothyrox

Soit aider la transformation en T3  avec les cofacteurs.

Soit prescrire des extraits totaux de thyroïde, mais cela n’est pas permis en France ( mais pratiqué dans tous les pays anglo-saxons ).

On voit bien que la thyroïde est une glande endocrine complexe, dans son fonctionnement et dans ses inter-relations avec le reste du système endocrinien L’attitude qui consiste à enlever cette glande lorsqu’elle dysfonctionne ne résout en rien le problème , précipitant trop de femmes dans une substitution  à vie avec un médicament chimique qui la plupart du temps ne lui rend pas la vie plus facile.

Lectures :

– Hypothyroidie, une urgence méconnue  Raul Vergeni

– Iodine David Brownstein

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